Le bon pinard de chez Trader Joe

Avertissement: Cet article n’a pas pour vocation d’exprimer un jugement sur ce qui est « bon » ou « pas bon ».  Il n’y est point question de considérations gastronomiques et encore moins œnologiques. Il s’agit simplement de se payer ma tronche une fois de plus.

Dans «La Chasse aux Chicons» je vous expliquais où, quand, comment et pourquoi je faisais mes courses dans certains magasins. Pour vous résumer la situation, une fois tout les gros mois, je pars en expédition chez Trader Joe parce qu’on y trouve de bons produits et aussi parce que certains sont moins chers.  Mais, il me faut trente minutes pour y aller et bien sûr, le même temps pour revenir chez moi.  Donc une fois que j’y suis, je refais mes stocks en particulier de céréales, de pommes bio, de « lait de riz », de pâtes, de sauces tomates et de café.  J’achète aussi mon beurre belge « Balade », des figues en été, du parmesan râpé, du roquefort, des œufs et de la crème bio.

Et il y a aussi le bon vin de chez Trader Joe… Il y en a de tous les prix, de toutes les sortes, et de tous les pays.  Cette situation réjouit mes papilles et mon portefeuille.  J’achète tout mon vin chez Trader Joe.  Mais il semble qu’acheter plus de six bouteilles à la fois ne soit pas monnaye courante dans mon bled du Tennessee où, je vous le rappelle, l’alcool c’est le mal absolu ! Alors encore une fois je ne suis fait remarquer !

Au risque de passer pour une poivrote, je partage avec vous quelques échanges et mésaventures que l’achèvement de mes « grosses » courses ont suscité.  Notez que personne ne m’interpelle jamais au sujet des six cartons de lait de riz, des cinq boites de céréales ou de mes cinq kilos de pommes… Mais mon vin…

Le gérant me connaît.  Il me fait toujours de grands sourires et des clin d’œil.  J’essaie de l’éviter mais il s’arrange  pour se retrouver sur mon chemin.  Un jour que je choisissais mes bouteilles, je l’ai retrouvé derrière moi.  Il se mit à me complimenter sur mes choix et attira mon attention sur la large sélection de vin français à ma disposition.  Le soucis c’est que pour en avoir un bon il faut vraiment y mettre le prix, ce qui est moins vrai pour les productions américaines, surtout si comme moi, on aime les vins un peu plus sucrés.

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L’autre jour un monsieur plus âgé m’interpelle.  Il regarde mon caddie et me dit : « Je vois que tu as l’air de t’y connaître… Peux-tu m’aider à trouver une bonne bouteille pour mon épouse ? ».  Cette dernière lui avait laissé des instructions fort partielles sur un morceau de papier : la couleur de l’étiquette et un nom à l’accent Italien mais dont elle savait qu’il n’était pas le bon. Autant vous dire que nous ne sommes pas allés très loin avec ces informations… Même si j’ai l’air de m’y connaître.

Souvent quand j’arrive à la caisse j’ai droit à quelques réflexions.  Il y a jeune homme assez costaux qui soupire dès qu’il me voit. « Pourquoi ça tombe toujours sur moi les gens qui font leur course pour le mois ! »… Parce que tu as l’air fort et que tu inspires confiance ?.  Je me fais un plaisir d’aller à sa caisse quand il est là…

Sinon j’ai aussi droit à… « Tu veux une caisse pour mettre tout ton vin ? » « C’est pour toi toute seule ? » « Voilà quelqu’un qui sait s’amuser ! » « On dirait qu’une grande fête se prépare » ou encore « il y en a qui savent ce qui est bon dans la vie ! »

La quantité des marchandises en tous genre, pas seulement le vin, peut poser problème.  Après emballage, tout ne tient plus dans un seul chariot… il m’en faut deux.  Parfois un employé vient avec moi jusqu’à la voiture, mais il m’est arrivé de conduire seul deux chariots à la fois !

D’autres fois encore, la caissière essaie de tout faire tenir dans un seul.  Or à la sortie du magasin, jusque avant le passage piéton, il y a une petite bosse… Un jour cela ne manqua pas.  Mon butin débordait dangereusement.  Ma caisse de vin affichait un équilibre précaire.  Malgré que je m’arma de la plus grand prudence au franchissement de l’obstacle, la caisse versa et les bouteilles du précieux breuvage roulèrent sur le tarmac du parking.  Il y en a même une qui parvint à traverser le passage piétons de façon parfaitement autonome.

Très vite on vint à mon secours.  Une dame sort du magasin et m’aide à rassembler mes provisions. « Je me doutais que cela allait arriver m’explique t-elle, comme la moitié de gens aux caisses qui t’on vu passer et qui ont observé ta progression par la vitrine »… Oups.  Elle me propose son aide pour aller jusqu’à ma voiture mais gênée, je refuse poliment.  Quelques mètres plus loin, rebelote… Les bouteilles et les aubergines roulent sur le sol.  Il faut bien que je me résolve à accepter l’aide qui m’est offerte si je veux éviter la casse…

C’est loin Trader Joe, mais lorsque je constate combien leurs bouteilles sont solides, je me demande si je ne vais tout simplement pas passer commande et les laisser rouler jusque chez moi !

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3 commentaires

  1. Oooh Katrien, ce que tes articles me font rire. Ils sont pétillants d’humour et de bonne humeur, à l’image de ce que tu m’as laissée de toi.
    Gros bisous à vous.

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